TiTi visconti

On se déconfine, on espère, alors …

Dessine moi un Gabut :

regardez mon dossier: plus de six mois de travail et de recherche a partager, ensemble, on peut le faire :

nature-culture-créativité-festivité:
un centre d’attraction, un pôle d’émergence,
qui fera battre fort le coeur de notre ville.

TiTi Visconti -un autre gabut titivisconti
un autre gabut
titivisconti
02 vue du quai du gabut
02 vue du quai du gabut
TiTi Visconti - Gabut vue du bassin des chalutier
Gabut vue du bassin des chalutier
TiTi Visconti - Gabut de de la tour st Nicolas
Gabut de de la tour st Nicolas
TiTi Visconti - gabut: un dessin préparatoire
gabut: un dessin préparatoire
crobart Gab'art titivisconti2020
crobart Gab’art titivisconti2020
TiTi Visconti - 04 façadeEST- coté quartier Gabut
04 façadeEST- coté quartier Gabut

TiTi Visconti - gabut

TiTi Visconti :

La vision, une phénoménologie pas si naturelle
Des problèmes de vue dès l’enfance :
Un oeil caché après l’autre pour éduquer le gauche, à voir, droit.
Avoir une moitié du monde chaque semaine,
tenter de le comprendre, et deviner l’autre.

À-voir une vision et l’attendre, pouvoir l’entendre.
Prélever un fragment du monde visible et le décortiquer avec esprit.
Le gribouiller pour mieux le voir ? L’appréhender ? Le penser ?
Mais est-il ? Comment est-il ?

Baigné dans une culture impressionniste, et impressionnante,Plein de tableaux aux murs, de grandes lettres lumineuses sur les autres.J’ai très tôt fait connaissance avec une multitude de peintres et d’un peintre en lettre, en particulier. Puis les champs se sont élargis à des mouvements, à des techniques, des médiums différents.

Tous ces courants d’arts, sont mes fragments de départs, ils sont ce qui me constitue. Une phrase du peintre, Paul Klee ,
depuis mes 14 ans ne me quitte pas

« Pour aller où tu ne connais pas, va par où tu ne sais pas »

Alors je vais où le vent de la création me porte,
avec mes yeux gauches et mes mains adroites.

Je pars donc de fragments, de bribes, de prélèvements de réels.
Je les développe, les interroge, dans des bacs à cogitation.

« Beau comme la rencontre fortuite sur une table de dissection,
d’une machine à coudre et d’un parapluie »
Comme disait Lautréamont.

Je les révèle, ces bouts de tissus, ces bouts de papier, d’éclat, je
les plonge dans un bain d’arrêt avant de les fixer.
Puis les mettre à vu, ces opérations-là, puis les partager.
Partager l’être là, en questionnant l’ici.
Sous mon petit coin de parapluie.

L’art est une réflexion intemporelle,
avec une réponse esthétique qui témoigne de son temps,
qui rend visible l’indéfinissable.

« Chacun de mes travaux porte la trace du temps qui passe, chaque trait qui se tire, se construit dans le même temps qu’il s’érode à la face réflexive de nos yeux assagis. »

06avril2015-20H16-LaRochelle- eperon du Gabut-titivisconti
06 avril 2015-20H16-La Rochelle- Esperon du Gabut-titivisconti

L’être humain est une machine à sens, perpétuellement en marche.
Il cherche à traduire l’inconnu en connu, tente de comprendre, et s’approprier, au travers du prisme de sa propre expérience, de ses racines, de son environnement , la chose, cette chose qui lui fait face.
Face à la machine à coudre.

Quel que soit le médium utilisé,
Je cherche à capturer ce qui n’est plus, mais qui vit encore.
Qui disparait tout en se transformant en éternel présent.
Je travaille le temps avant qu’il ne me prenne,
en révélant son invisibilité et le mettre à vue devant nous.

Je travaille la texture visuelle, la trace du temps, l’accident humain, le chaos universel.Je défais les certitudes face à la caverne de nos solitudes.Je cadre l’éphémérité du monde, je la structure en une pensée esthétique, artistique.Je dévoile les contradictions, les rends plus sensibles, ces paradoxes de nos têtues humanités, si transcendantales.

Je travaille par série: une recherche, une interrogation : une série.Une idée comme un potentiel (si chère à Gilles Deleuze).Une idée est un potentiel inséparable de son médium artistique.Je n’ai jamais d’idée en général, mais une idée qui ne peut que prendre son essor, dans tel ou tel domaine. 

Ma série: « Les Frontales », est un regard interrogatif sur le temps, sur un acte temporel .« Les Picturales »interrogent, elles,
plus particulièrement, un présent en continu.
« Les Environnementales » (mes installations),sont des recherches plus particulières entre l’espace poétique et l’espace politique, celui-ci corporellement vécut dans la création d’une « Géopoétique » du monde.

Dans le fond, à une question donnée : tenter d’y apporter une réponse formelle, adéquate, avec le médium nécessaire pour donner corps à cet invisible.

De ce fait la question du style émerge.Est-ce que l’on reconnaît mes travaux par une griffe formelle ? Ou par un type de recherche plus particulier ?
qui se trouve plus dans le fond que dans la forme

Non pas fabriquer un style, mais faire bégayer ma propre langue, et à me réinventer à chaque projet. Le fond est pour moi factuellement plus important que la forme. Ce fond-là, est notre état d’esprit, notre contemporanéité, la forme en est le corps, le témoin.

Ma démarche artistique est de fait une recherche non linéaire, non stylistique, loin de tout maniérisme. Ma méthode principale est une interrogation du réel, de l’Ici et du Maintenant, avec une rigueur somme toute scientifique.
Questionnement, expériences, résultats.

Ces questions là, datent comme j’aime à le dire, depuis la nuit des temps,qui poursuit sa lie, de génération en génération, car dans les faits, mes travaux ne sont qu’une question de transmission. Si j’ai une idée en peinture ou en philosophie, j’ai tout d’abord une idée sensible à léguer, des pistes de réflexion, un témoignage non pas à exprimer, mais à imprimer.

« L’art est avant tout une question de transmission par le sensible,Une phénoménologie de l’esprit. »

 

TiTi visconti  :  artiste plasticien – graFik / design – création / technique